2 février 2012

GUIDE SUR LA SPIRITUALITÉ CHEZ LES AMÉRINDIENS ..




Royal Canadian Mounted Police | Gendarmerie royale du Canada

Le présent guide a pour but d'aider les policiers à mieux connaître les cérémonies et les
objets sacrés des nombreux peuples autochtones au Canada.
À noter que les objets cérémoniels représentés dans ce guide ont été offerts à l'origine
par un ancien à des fins éducatives. La G.R.C. est sensible au fait que de nombreux
anciens s'opposent à la reproduction technique d'éléments spirituals de cette façon. Elle
remercie done sincèrement le porteur de ces objets pour avoir rendu possible ce projet.

Les diverges croyances religieuses ainsi que les cérémonies et les objets sacrés qui
sont dépeints ici peuvent varier d'une tribu à l'autre au Canada. Le lecteur est invité à
s'adresser aux anciens de la communauté locale, qui pourront le renseigner sur les
cérémonies traditionnelles et lui apprendre la signification des divers objets du culte.

La G.R.C. tient à remercier de leur collaboration le Service correctionnel du Canada et
les anciens Art Shofley, Angus Merrick, Charlie Nelson et Velma Orvis, du Manitoba,
qui ont fourni des éléments d' information importants pour la rédaction du présent guide.

Le cercle de vie


Vous avez remarqué que l'Indien fait tout en suivant un cercle, et cela parce que
les forces du monde procèdent toujours par cercles et que chaque chose tend
vers la rondeur. Autrefois, quand nous étions un peuple fort et heureux, nous
tirions tout notre pouvoir de I'anneau sacré, qui nous garantissait la prospérité
tant qu'il restait intact. En son centre, I'arbre enfloraison se nourrissait au cercle
aux quatre quadrants. L'est apportait la paix et la lumière, le sud la chaleur,



I'ouest la pluie et le nord, avec le froid et les grands vents, la force et l
'endurance. Cette connaissance nous a été transmise du monde extérieur par
notre religion. Les forces du monde agissent toujours en cercle. Le ciel est
arrondi et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une boule, et les étoiles
aussi Le vent, quand il souffle avec force, tourbillonne. Les oiseaux construisent
leurs nids en rond, car ils pratiquent une religion identique à la nôtre. Le soleil
décrit un cercle au-dessus de nous. La lune fait de même et les deux astres vent
ronds. Même les saisons forment un grand cercle en se succédant dans un ordre
immuable. La vie humaine est aussi un cercle menant de l 'enfance à l 'enfance,
et il en est ainsi de tout ce qui est animé. Nos tipis étaient ronds comme des nids
d'oiseaux et disposés en cercle, anneau de la nation, le nid des nids où, selon la
volonté du Grand Esprit, nous élevions nos enfants.
- Black Elk Speaks, pp. 198-200 Conseiller spirituel des Sioux Oglala en 1930

Traditions

Les cultures amérindiennes traditionnelles, courants authentiques et dynamiques,
encouragent un épanouissement distinctif et subtil de la personne. Les Indiens puisent
dans leurs grands principes spirituals un sens de l'identité, de l'honneur et de l'estime
de soi. Leur vie spirituelle repose sur la croyance en l'existence de liens étroits
essentials entre les choses de la nature, toutes les formes de vie de première
importance se trouvant rattachées à la Terre- Mère.
Pipe sacrée, sacs-médecine et rouleau de tabac.

La roue-médicin


Le symbole du cercle tient une place primordiale
dans les croyances amérindiemnes. Pour l'Indien
d'Amérique du Nord, dont la culture se transmet
oralement de génération en génération, plutôt que
par l'écriture, I'importance du cercle s'est toujours
manifestée dans l'art et les rites. Les hommes et les
femmes, expressions individuelles des forces du
monde, se meuvent et se nourrissent dans la vie
par un mouvement circulaire ou en spirale
ininterrompu. Ce cercle est souvent désigné
comme la roue-médecine. Les humains vivent, respirent et se déplacent, en donnant
une force impulsive au mouvement circulaire, pourvu qu'ils vivent en harmonie, selon
les vibrations du cercle. Chaque persorme a la chance de découvrir un jour une facon
de vivre en communion avec son milieu, suivant ces préceptes.
Les quatre lignes de force

Chacune des quatre directions représente un mode de perception différent, et aucunen'est jugée supérieure ou plus significative qu'une autre. On insiste toujours sur la
nécessité de rechercher et d'explorer ces quatre grandes voies, afin que l'individu
comprenne bien sa nature par rapport au monde qui l'entoure.
Les quatre points cardinaux sur le cercle transcendent les simples directions données
par la boussole. Ils incarnent quatre grandes forces naturelles correspondent aux
saisons et à leurs divers attribute.

Au nord est associée la sagesse. Sa couleur est le blanc, son animal fétiche le bison.
C'est lui qui apporte la force et l'endurance. Du sud, lieu de l'innocence et de la
confiance, vient la chaleur et la croissance après l'hiver. Sa couleur est le vert (parfois
aussi le rouge) et son animal fétiche la souris. L'ouest est un lieu d'introspection,
I'endroit où vender son âme. On l'associe au noir, à la pluie et à l'ours. L'est est marqué
du signe de l'aigle. II a comme couleur l'or, pour les rayons du soleil, le jour naissant et
l'illumination. II donne la paix et la lumière.

Pour saisir toute la signification de la roue-médecine, il faut savoir que la vie consiste à
gravir quatre collines, soit celles de l'enfance, de la jeunesse, de la maturité et de la
vieillesse. Ces étapes, qui vent célébrées dans les rites comme les quatre principales
périodes de la vie, correspondent aux quatre directions.
La première colline est le sud, contrée de l'innocence et de la confiance où l'enfant vient
à la vie. La deuxième colline, celle de l'introspection, à l'ouest, est le site de la veille
solitaire et de la quête d'une vision. Cette première quête a pour but de découvrir des
signes de la présence permanente du Grand Esprit.

C'est le moment où les attribute d'un animal fétiche s'introduisent dans l'esprit du jeune
Indien et forment une partie de son nom (Taureau Assis, Élan Noir, Cheval Fou, etc.).
L'âme rêveuse qui habite maintenant l'adolescent permet à ce dernier d'accéder à des
degrés de spiritualité plus élevés et d'avoir des visions pouvant lui servir de guides dans
la vie.

La colline de la maturité, qui s'élève au nord, représente la découverte de ses aptitudes
et de ses ambitions. C'est le terrain de la recomnaissance, où la recherche de la
sagesse soul-tend et nourrit toute action. L'union profonde avec la vie se développe
dans ce quadrant.
La dernière colline, celle de la vieillesse, est située à l'est. Wile constitue une période de
tranquillité, de réflexion et de méditation, où les aînés peuvent transmettre leur science
aux plus jeunes, car ils ont connu la joie et la peine et les nombreuses épreuves et
vicissitudes de la vie.

Les cérémonies



Les cérémonies sont le principal moyen d'expression des croyances religieuses. Un
officiant ou un ancien veille à I'authenticité et à l'intégrité des observances religieuses. II
n'y a pas d'écritures, car l'acte d'écriture enlèverait toute signification à la cérémonie.
Les enseignements sont transmis d'ancien à ancien de façon strictement orale.


Les anciens

Les anciens peuvent être soit des hommes, soit des femmes. Ce qui les démarque le
plus des autres c'est cette grande sagesse qui vient avec l'âge et l'expérience. Mais il y
a des exceptions. Les anciens ne sont pas nécessairement vieux. L'esprit du Grand
Créateur choisit parfois d'imprégner un jeune Autochtone. Les dons spirituels des
anciens varient. Certains peuvent interpréter les rêves, d'autres sont d'adroits
herboristes ou des guérisseurs pendant la cérémonie de la sudation.

Les prières

Les Amérindiens communiquent avec le Grand Créateur et les esprits auxiliaires par
des prières qu'ils adressent individuellement ou en groupe.
Le calumet


Le calumet est fumé à l'occasion de cérémonies privées ou collectives, où la prière se
répand avec la fumée de la plante qui se consume. Le calumet n'a pas de longueur fixe.
Certains modèles ont un tuyau décoré de perles ou de cuir. D'autres sont sculptés avec
art et ont un fourneau incrusté d'argent. Le fourneau peut être en bois ou en stéatite,
incrusté ou sculpté en forme d'animal totémique (un aigle aux ailes déployées) ou d'un
autre animal sacre.

Tabac naturel; racine de Calamus, tresse de foin d'odeur et de tabac,graines de tabac. (À g.) La sauge. (À dr) Écorce de cèdre.Les couleurs des tissus sur lesquels reposent ces substances sont symboliques: le bleu,en haut, représente le ciel,
et les quatre autres couleurs les races humaines, soit le blanc, le joune, le rouge et le
noir.

On doit démonter le calumet pour les déplacements.
Cet objet n'est pas la propriété d'un individu en
particulier. II appartient à toute la communauté. Le
porteur du calumet en est généralement le
dépositaire. Si chaque Indien a le droit de porter le
calumet, ce privilège s'acquiert en pratique par vole
religieuse. Le calumet est normalement confié à un
autre gardien en vertu des règles strictes du jeûne et
de la purification. II y a des calumets réservés à
l'usage des hommes ou à celui des femmes, et qui
deviennent impure dès qu'ils vent touchés par une
personne de l'autre sexe.

La cérémonie du calumet

La cérémonie du calumet est une grande réunion à laquelle président les anciens. Les
participants se rassemblent en cercle. On enflanme une tresse de foin d'odeur (une des
quatre plantes sacrées) et on la fait brûler comme de l'encens pour purifier les fidèles


avant d'allumer le calumet. Le foin d'odeur qui brûle symbolise également l'unité, c'est-
à-dire l'union des coeurs et des esprits dans un seul et même corps.
L'ancien fait craquer une allumette, la porte à l'extrémité de la tresse de foin d'odeur et
attise l'herbe fumante avec une plume d'aigle pour activer la production de fumée. Puis,
il va d'un participant à l'autre dans le cercle, et chacun ramène quatre fois la fumée vers
sa tête et son corps à l'aide de gestes de la main. L'ancien continue pendant ce temps
d'attiser le bout incandescent pour que l'herbe continuer de brûler avec la même
étincelle.

L'ancien bourre ensuite le calumet de tabac et l'élève aux quatre directions sacrées.
Certaines tribus de l'ouest commencent par l'ouest, tandis que les tribus orientales
préfèrent se concilier l'esprit de l'est, d'où monte au point du jour la lumière qui éclaire
et porte conseil. L'ancien se tourne après vers le sud, où réside l'esprit tutélaire de la
croissance après l'hiver. Puis il fait face à l'ouest et au monde des esprits, où habitent
les âmes de ceux qui ont quitté ce monde. Enfin, il rend hommage à l'esprit du nord qui
guérit et purifie le corps

.

Plantes sacrées: le cèdre, la sauge, les tresses de foin d'odeur,
la racine de Calamus, les feuilles de peuplier et le tabac.

Les esprits vent invoqués dans la prière principale,
dédiée à un participant à la cérémonie, un défunt ou
quelqu'un qui se trouve éloigné. Circulant de l'un à
l'autre dans le cercle, le calumet est fumé en
l'honneur de toute la création et des esprits
auxiliaires invisibles toujours présents pour guider
l'humanité. Les dernières bouffées de tabac vent
pour le Grand Créateur. Une autre version de la
cérémonie du calumet est celle du cercle sacré, qui
se déroule essentiellement comme la première, sauf
qu'elle comporte des périodes pendant lesquelles les
participants peuvent s'adresser à l'assemblée.

Le Jeûne

Le jeûne est un moyen consacré par l'usage de stimuler la spiritualité, auquel se livrent
un nombre grandissant d'Amérindiens. Un ancien offre les conditions et le cadre
nécessaires pour guider le jeûneur, qui doit renoncer entièrement à toute nourriture et à
tout breuvage pendant une période bien déterminée. L'ancien responsable et un
médecin évaluent l'état de santé du sujet avant que le jeûne ne commence.

La loge à sudation

Utilisée principalement pour la prière en commun, la loge à sudation peut aussi servir
de cadre cérémoniel aux rites de la guérison et de la purification de l'âme, ainsi que du
jeûne. La plupart des jeûnes vent précédés et suivis d'une cérémonie de sudation.
La construction de la loge varie d'une tribu à l'autre. II s'agit généralement d'une

structure en forme d' igloo d'environ cinq pieds de haut, construite en une heure et
demie environ à l'aide d'un treillis de branches de saule recourbées recouvert de peaux
pour empêcher la lumière de pénétrer. Jusqu'à huit personnel peuvent s'y rassembler
dans le noir.

Au centre de la loge se trouve un espace vierge sacré (qui n'a jamais été piétiné ni
souillé par des déchets), que l'ancien bénit avec le tabac et le foin d'odeur. C'est là que
vent déposées des pierres préalablement chauffées à l'extérieur et que l'on asperge
d'eau. Un portier ouvre quatre fois la porte de la loge pour apporter quatre nouvelles
pierres chauffées (représentant les quatre directions sacrées), ainsi qu'un calumet prêt
à fumer. La loge à sudation peut être démontée après la cérémonie, mais souvent on la
laisse érigée pour la prochaine cérémonie. On ne peut entrer dans une loge qu'en la
présence d'un ancient

Les festins

Certaines cérémonies comme la suerie hygiénique exigent du participant qu'il prenne
un repas. Il y a des rites au cours desquels vent consommés des aliments spéciaux. La
nourriture sacrée des Saulteux, par exemple, est le riz sauvage, le maïs, les fraises et
la viande de cerf. Chez les Cris des prairies, le menu du festin se compose
habituellement de pain de bannique, de soupe, de viandes sauvages et de fruits
(surtout des amélanches ou des cerises de Virginie écrasées). Pour les Indiens de la
côte guest, les repas sacrés comprennent souvent du poisson apprêté d'une facon
spéciale. Bien que les aliments varient dans chaque cas, leur importance symbolique
demeure la même.

Hochets

Quand quelqu'un est malade, on agite des hochets pour invoquer l'esprit de la vie. Les
anciens se servent également de ces instruments pour appeler les esprits qui
gouvernent les quatre directions, afin d'aider à entreprendre une nouvelle vie les
participants à une cérémonie de sudation qui recherchent la purification spirituelle et
physique.
Tambours
Les tambours vent le pours de la nation et de l'univers. On en utilise de différentes
tailles, selon les usages. Comme ce vent des objets sacrés, quelqu'un veille à ce que
personne ne s'en approche sous l'effet de l'alcool ou des drogues. Pendant les
cérémonies, il est interdit de se percher au-dessus des tambours ou d'y déposer des
objets divers.

Sifflets en os d'aigle

Quand un danseur s'approche des tambours et souffle dans un sifflet en os d'aigle, les
batteurs lui répondent par un chant de circonstance. Le sifflet retentit quatre fois pour
honorer les tambours, les danseurs et l'esprit de l'aigle. On chante quatre couplets, soit
un toutes les fois que le sifflet se fait entendre. Des règles strictes vent établies pour

limiter le nombre de répétitions de ce rituel au cours d'un powwow.

Herbes et encens

Le foin d'odeur, la sauge, le cèdre et le tabac vent les quatre plantes sacrées des
Amérindiens. Les brûler est un signe de profonde spiritualité. Le cèdre et la sauge ont
pour but d'éloigner les forces négatives au moment de la prière. Le foin d'odeur,
synonyme de bonté, sert à appeler les bons esprits. Avant de se rendre à un powwow, il
arrive que les participants maculent de ces herbes leurs atours, leurs tambours et
d'autres objets.
Les quatre plantes vent utilisées tent dans les cérémonies individuelles que collectives.
Chacune a été attribuée à l'origine à une tribu en particulier. On les emploie ensemble
ou individuellement comme encens, que l'on allume ordinairement dans une coquille
d'haliotide ou un autre genre de contenant qui se passe de mains en mains en suivant
un cercle.

Les sacs-médecine

Celui qui recherche la miséricorde et la protection des esprits des quatre directions peut
transporter les plantes que lui a prescrites un ancien dans un sac-médecine. II est
cependant prévenu de ne pas y dissimuler d'autres substances, car ce serait se moquer
des croyances que de le faire.
Le peyotl, un hallucinogène utilisé historiquement par les Amérindiens dans certaines
parties des É.-U., n'est généralement pas considéré comme un élément de la culture
des Autochtones du Canada. D'autres herbes et des déjections ou des organes
d'animaux, par exemple de la moisissure de saule jaune et des testicules de castor et
des excréments de bison séchés et mis en poudre, peuvent être brûlés dans des
cérémonies.

LES RITES

Le powwow


Haka from Ben Hall on Vimeo.

qui signifie « rêver ». Le powwow
est une ancienne tradition chez les peuples amérindiens. II fournit l'occasion de deviser
et de célébrer après les cérémonies religieuses. Dans certaines cultures, le powwow
constitue en soi un événement religieux au cours duquel les families nomment ou
honorent les leurs.

Le potlatch

Quand une famille, par exemple, célèbre l'entrée officielle d'un de ses membres dans le
cercle de la dense, ou lorsqu'elle veut commémorer le décès d'un être cher, elle
organise un potlatch pendant le powwow. Cette tradition exalte le partage avec autrui.
La remise de cadeaux tels que des couvertures, des colliers et des bracelets de perles
et des pièces d'aartisanat aux amis et aux visi
teurs, est suivie de chants et de danses de
circonstance


Aujourd'hui
De nos jours, le powwow est plus un événement social, bien que les cérémonies
honorifiques et les autres pratiques religieuses y tiennent toujours une place importante.
On dense, on festoie, on s'amuse, on se rappelle le bon temps et on s'enorgueillit de
l'héritage traditionnel en nouant de nouvelles amitiés et en renouvelant les anciennes.
De l'avis des anciens, les rassemblements placés sous le signe de la joie vent une
occasion d'unification et de guérison importante où les nations s'accordent dans la
célébration de la vie.
Tresses de foin d'odeur

Les chants d'éloge

Comme le nom l'indique, les chants
d'éloge ont pour but d'honorer une
ou plusieurs personnel. Les
spectateurs doivent se lever et se
découvrir quand un chant d'éloge
est entonné.

Le powwow traditionnel se prête mieux aux relations sociales et il n'est pas aussi exigeant pour les participants. Les hôtes partagent la mise avec les chanteurs et les danseurs inscrits.

Les powwows, qu'ils soient ordinaires ou de compétition, ont la propriété de rassembler
les yens de toutes les nations pour célébrer la vie.

Le chant inaugural

Pendant le chant inaugural, la chanson au drapeau et I'invocation, les spectateurs
doivent se lever et se découvrir. Un défilé haut en couleurs inaugure le powwow et
marque le début de chaque session de dense subséquente. Précédés du porteur du
bâton à exploits, les dignitaires invités et les diverges catégories de danseurs entrent
dans la parade et dansent au son des tambours, en suivant la course du soleil dans le
ciel. Les participants défilent dans l'ordre suivant: le porteur du bâton à exploits, les
porte-drapeaux, les dignitaires et les princesses, les danseurs et les danseuses, les
jeunes et les enfants. Tous les concurrents doivent parader, sinon ils risquent de perdre
des points ou d'être éliminés.

Le bâton à exploits

Pour bon nombre de tribus nord-américaines, le bâton à exploits est un symbole
important. L'aigle représente l'esprit de l'Oiseau Tonnerre, celui qui niche dans un
monde surnaturel et veille sur les habitants de notre monde. L'aigle ne tue pas
gratuitement, seulement pour sa nourriture et celle de sa famille. On lui attribue aussi
d'autres qualités: clairvoyance, force, vitesse, beauté et bienveillance. Le bâton à exploits symbolise le respect pour le Créateur et l'ensemble de l'univers.

L'invocation

Tout événement important débute par une prière cite par un ancien respecté de tous.
Traditionnellement, les Premières Nations n'ont jamais eu de « prêtres » en tent que
tels, mais plutôt des chefs spirituals. Ceux-ci se voient souvent offrir du tabac quand on
les sollicite pour une prière, témoignage du respect qu'on leur porte à eux, ainsi qu'aux
puissances supérieures. Les chasseurs tout autant que les cueilleurs expriment
fréquemment leur gratitude et leur respect pour la vie qu'ils viennent de prendre avec du
tabac.

La chanson au drapeau

L'hommage rendu aux vétérans ou aux guerriers est une tradition bien anaée dans la
culture amérindienne et qui remonte aux temps où les guerriers assuraient la défense
de la tribu. Dans une société fondée sur la collectivité, on honore les vétérans qui se
sont sacrifiés à la cause et qui ont risqué leur vie pour les autres. Des chants spéciaux
vent chantés en l'honneur de ceux qui vent allés sous les drapeaux. On honore aussi
les vétérans comme portedrapeaux, en les invitant à ramasser des plumes d'aigle et en
leur offrant des chants. C'est un geste grave que de laisser somber une plume d'aigle
pendant un powwow. La plume doit être ramassée au cours d'une cérémonie se
déroulant sous la surveillance d'un ancien, de chefs spirituals respectés ou de guerriers
(vétérans). Tous les spectateurs à cette cérémonie doivent se lever et se découvrir. II
est interdit de prendre des photos.

Les danseurs traditionnels

Les danses traditionnelles ont commencé à l'époque où les guerriers revenaient à leurs
villages pour raconter en dansant l'histoire de leurs combats, et où les chasseurs
mimaient la pour-quite du gibier après une chasse fructueuse. Les costumes des
danseurs vent souvent décorés de perles ou de piquants de porc-épic et comprennent
une queue décorative en plumes d'aigle. Les danseurs peuvent aussi porter des objets
symbolisant leur qualité de guerriers, tels que des boucliers, des armes, des bâtons ou
des roues-médecines, qui leur rappellent l'exercice de la sagesse dans les quatre
directions, I'unité et le cycle des choses. Ils vent jugés à leur aptitude à suivre la
mesure, à garder le rythme du tambour et à s'arrêter avec la musique, les deux pieds
au sol.

La danse de l'herbe chez les hommes

Les touffes d'herbe que l'on attachait à la ceinture pour la dense de l'herbe vent
remplacées dans le costume contemporain par des franges de couleur. Beaucoup de
danseurs portent également une houppe, une ceinture corbeau et un sifflet en os
d'aigle, emblèmes de la société des Omahas d'où vient cette danse. Bien qu'il n'y ait
pas de mouvements particuliers à exécuter, les danseurs doivent suivre le rythme du
tambour et s'arrêter, les deux pieds au sol, en même temps que la musique. Ils doivent
aussi toujours garder la tête en mouvement pour agiter leur houppe de plumes.


La danse cérémonielle des homme







Cette danse aurait été inventée en Oklahoma au début du siècle, lorsque des
promoteurs de danses traditionnelles ont demandé aux danseurs amérindiens
d'embellir leurs costumes pour impressionner les spectateurs. Utilisant le même pas de
base que les danses de l'herbe traditionnelles, la danse cérémonielle s'exécute plus
rapidement et comporte des sauts acrobatiques et divers mouvements du corps. Les
danseurs doivent aussi savoir suivre le rythme et s'arrêter au bon moment.

La danse du traqueur

Cette danse spéciale est une imitation du guerrier qui traque sa proie ou son ennemi.
Au roulement de tambour, le danseur agite ses clochettes et gesticule en se faufilant
vers le centre de l'arène. II ne s'arrête qu'à la dernière mesure pour regagner le
périmètre. À la quatrième répétition, il continue comme dans une danse normale.
Plumes d'aigle

La danse traditionnelle des femmes

On volt parader dans cette dense quelques-uns des
plus beaux costumes. Les robes longues vent souvent
décorées de grosses
perles, de rubans et de coquillages. Les femmes portent
aussi des ceintures de perles ou de conques, des
pieces à cheveux, des
pendants d'oreille, des écharpes et des colliers. La
plupart ont un châle, un éventail en plumes d'aigle ou
une simple plume. La danse consiste à fléchir les
genoux au rythme des tambours, en balançant le corps
de haut en teas tout en changeant subtilement de pied
pour tourner.

La danse du châle d'apparat

Le costume utilisé pour la danse du châle d'apparat comprend, outre le châle, une robe
de cérémonie descendant à mijambe, des mocassins ornés de perles et des mitasses
assorties, ainsi que divers bijoux. La dense comporte beaucoup de déplacements, les
danseuses devant exécuter de nombreux tours et des pas de fantaisie, en suivant le
rythme des tambours et en s'arrêtant net à la
fin, les deux pieds bien au sol.

La danse des sonnailles

Les exécutantes portent une robe à mi-jambe en tissu sur laquelle sont cousues des
clochettes ou des sonnailles en rangs superposés. Les danseuses suivent les tambours
et font sonner leurs clochettes en bougeant le plus doucement possible. Le son doit s'arrêter en même temps
que le battement des tambours.

La danse par équipe

La danse par équipe est une activité relativement nouvelle au cours du powwow. Les
danseurs doivent synchroniser leurs mouvements pour danser en harmonie. Ils sont
jugés d'après leur synchronisme, leurs costumes et leur chorégraphie.

LE TRAITEMENT DES SACS-MÉDICINE PAR LES REPRÉSENTANTS
DE LA LOI

Dès qu'un sac-médecine a été touché par une personne autre que son dépositaire
désigné, il ne peut plus servir dans cet état impur. Le dépositaire doit reprendre les rites
de purification (qui peuvent curer trois ou quatre jours et nécessiter la présence de
différents aînés spirituals) afin de restaurer le caractère sacré du sac. Autrement dit,
une essence spirituelle vitale se perd lorsque ces articles ne vent pas traités avec le
respect qu'ils méritent.
Dans la plupart des cas, les agents de police ou de sécurité ignorent le caractère
religieux du contenu du sac. Ils n'ont pas non plus été assez sensibilisés à l'importance
que les anciens attachent à ces objets qui doivent être traités avec le plus grand
respect.

Les objets spirituels

Un ancien du Manitoba a gracieusement offert quelques échantillons d'une collection
d'objets utilisés lors de leurs cérémonies sacrées. La collection ne doit cependant pas
être considérée comme typique. Le contenu des sacs-médecine peut varier
considérablement étant donné la diversité culturelle des premières nations aborigènes à
travers le Canada et les États-Unis. Les agents d' application de la loi vent encouragés
à s'adresser aux anciens autochtones de leur région afin de connâître les objets
spirituals et les pratiques courantes dans leur localité.

Description

Des ailes et les plumes d'aigle, les gourdes de cuir vert, les tambours, les coquilles
d'haliotide et les tissue et imprimés à prières font partie des objets les plus utilisés en
plus de la pipe. Les quatre plantes sacrées, le foin d'odeur, la sauge, le cèdre et le
tabac ou le kinnie-kinnick (des copeaux de saule) sont aussi souvent portés dans un
sac-médecine pendu autour du cou ou attaché aux vêtements. Les anciens peuvent
aussi porter d'autres articles tels que des griffes d'ours sur une lanière ou des insignes
offerts en cadeau lors des cérémonies.

Les fouilles

Les agents d' application de la loi peuvent fouiller quelqu'un qui porte ces objets sans
créer d'incident en demandant au porteur d'ouvrir lui-même son sac. Si la personne est
sincère, la requête sera accordée. La spiritualité du paquet n'est violée que s'il est
touché ou ouvert sans la permission du porteur. II est donc important que les agents de police sachent que les articles spirituals à caractère religieux peuvent être traités avec
respect et ne doivent être touchés que par le dépositaire ou un ancien.
Autant que possible, les femmes policières devraient
laisser un collègue masculin exécuter les fouilles,
puisqu'il existe cette croyance que les femmes,
pendant leurs règles, ont une spiritualité plus grande
que les hommes et que le simple fait de voir les
objets enlèverait à ces derniers leur caractère sacré.
II est important de savoir que les Autochtones
retournent en nombre toujours croissant à leur
patrimoine en exprimant leurs croyances religieuses
comme le faisaient leurs aïeux. On peut voir ces
objets sacrés plus fréquemment maintenant que les
aînés spirituals font de longs voyages pour tenir
leurs cérémonies sacrées dans les conseils des premières nations partout sur le
continent américain. Tout en se souciant de la sécurité publique, le personnel de la
sécurité et les autres agents d' application de la loi doivent tâcher de parfaire leurs
connaissances sur ces traditions et les objets qu'elles touchent par une formation et une
sensibilisation interculturelles accrues.
Pour de plus amples renseignments, s'adressez à:

La Direction générale de la GRC
La direction des services de police communautaires, contractuels et autochtones
1200, promenade Vanier
Ottawa (Ontario

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