18 avril 2012

Elles Marchent pour la Terre




Ce vidéo présente ce groupe de femmes innues parties de Mani-Utenam près de Sept-Îles pour s'engager dans une marche en direction de Montréal pour se rendre à la grande manifestation pour le jour de la Terre, le 22 avril 2012


Reportage de Caroline Hepton-Hotte à Radio-Canada International (je lui ai donné la permission de diffuser un extrait sonore de mon vidéo "Elles marchent pour la terre") http://www.rcinet.ca/francais/chronique/tam-tam--les-plus--de-rci/16-20_2012-04-17-la-marche-des-femmes-innues-pour-denoncer-le-plan-nord/








Route 138 - La barricade démantelée
  
© Nicolas Dupont / Agence QMI


SEPT-ÎLES – Les policiers autochtones ont demandé à la Sûreté du Québec d'intervenir, vendredi soir, pour démanteler les barricades qui empêchaient les camions d'accéder au chantier de la Romaine depuis lundi.
Après avoir servi plusieurs avertissements aux Innus qui défiaient une injonction de la Cour supérieure en refusant de quitter les lieux du blocage, à Maliotenam, les policiers ont dû intervenir physiquement, vers 18 h, avec le soutien de l'escouade anti-émeute.
Treize personnes (majoritairement des femmes) ont été arrêtées, au tout début de l'opération. Anticipant une intervention musclée, des dizaines d'Innus, incluant de nombreux adolescents, s'étaient pointés sur les lieux du blocage, par curiosité, et ont gonflé les rangs des contestataires.
La SQ a donc dû affronter un attroupement impressionnant d'environ 200 personnes.
Plusieurs Innus ont haussé le ton et ont invectivé les policiers qui avançaient vers eux, matraque et bouclier à la main. Les agents ont toutefois réussi à maîtriser la situation sans utiliser de gaz lacrymogènes et sans effusion de sang. La foule s'est dispersée environ une heure après le début de l'intervention.
«Tout s'est fait de façon sécuritaire. On a fait notre travail de façon professionnelle», a déclaré le porte-parole de la SQ, Richard Gagné, satisfait du dénouement.
Injonction provisoire
Le tribunal avait accepté, plus tôt dans la journée, la requête d'Hydro-Québec, qui demandait l'émission d'une injonction provisoire afin de forcer les Innus à mettre fin au blocage, au terme de la cinquième journée.
La Société d'État a invoqué des pertes éventuelles colossales de plus d'un demi-million de dollars par jour, afin de justifier l'émission de cette injonction. Hydro-Québec soutenait que les quelque 1000 travailleurs du mégachantier seraient démobilisés si les barricades n'étaient pas enlevées. «Chaque jour qui passe cause un préjudice énorme à Hydro-Québec», a plaidé Me Richard Hinse.
L'injonction visait quatre contestataires innus, en particulier, mais s'étendait à toute autre personne qui a connaissance du jugement. Un huissier avait tôt fait de répandre la nouvelle en distribuant des copies de l'injonction sur les lieux du blocus.
Dérapage
Les Innus de Uashat-Maliotenam, qui s'opposent aux travaux d'Hydro-Québec sur leur territoire «sans leur consentement», semblaient de plus en plus divisés, vendredi. Michael McKenzie, un des leaders de la première heure, avait tenté de convaincre ses pairs de lever le blocage, mais d'autres Innus, plus radicaux, ont pris le contrôle du siège.
«Je suis vraiment déçu et très triste, a-t-il déclaré. On voulait lever les barricades avant même d'avoir des injonctions. Pour dégager une image positive. Je n'endosse pas ça. Nos enfants vont voir des images d'arrestations à la télé. C'est en train de déraper, ce n'est pas ça que je voulais.»

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