13 juin 2012

Mariages Métis au Québec : Mythes ou Réalité ?...


Selon un lecteur : '' Il en existe des documents mentionnant les mariages avec les autochtones. Il existe donc des descendants de ces mariages. J'ai moi-même 13 souches amérindiennes de l'Acadie (dont 2 sont contestées par ce que peu de preuves de l'époque) : 
- Recensement (12 septembre 1665) des Hurons-Wendat de Ancienne Lorette, Indian Lorette, Charlebourg, Sillery, Cape-de-la-Madeleine, Batiscan, La Praierie de la Magdeleine. (Dieu sait que les Hurons se sont beaucoup mélangé au blancs)
- Certains des livres de généalogie Tanguay font la liste des noms des blancs mariés à des femmes indigènes ou encore comprennent des table alphabétiques des noms de femmes n'étant pas canadiennes (ce sont des indiennes) ou font la liste des femmes listés que par leurs prénoms.
- Les premiers recensements de l'Acadie peuvent quelques fois mentionner l'appartenance autochtone en utilisant les mots «sauvagesse de nation».
- Le recensement de l'Acadie des Indiens de 1708 est majoritairement un recensement de métis. ''


Mariages Métis au Québec : Mythes ou Réalité ?...






Brève étude de 2006-2009 rassemblant les résultats des recherches généalogiques effectuées lors des demandes pour l'obtention du statut autochtone et/ou Métis référées en lien avec les registres de membres de certains Conseils de Bandes ainsi que des par la compagnie de recherches Notre Terre…



Introduction

Au Québec, pour beaucoup, un mythe, ou une réalité, supposerait que la majorité des Québécois de souches seraient métissés par alliances inter-ethniques avec les autochtones. Toutefois, suite à diverses recherches accumulées dans les 6 dernières années consécutives, en passant par plusieurs groupes d'ages, cette spéculation populaire ne semble pas faire pas le poids sur la réalité des faits rendus par les registres archivés. Ici, seulement des constatations sont présentées, et rien n’est remis en question.

En prenant compte d’un aperçu quant aux résultats des recherches généalogiques, pour ceux qui désiraient "savoir ou avoir" des ancêtres autochtones, de la période allant de 2006 à 2009, nous constateront qu’une croyance est, à l'effet que beaucoup de métissage auraient eux lieu. D'autre part, comme on peut le constater via les archives, et contemporainement, par les populations d'origines française à proximité des territoires autochtones, les relations sont, et furent pratiquement toujours nulles entre les deux, tel qu'en témoignent divers documentaires et études, tant antiques, contemporains et récents.

Nous savons que la Loi sur les Indiens au Canada, travaillait en étroite collaboration avec le clergé, et donc, les curés et les Sœurs Catholiques n'ont sans doute pas été complices en participants à des fraudes spéculées par beaucoup pour "cacher" l'identité des gens et de leurs origines, contrairement à la croyance de plusieurs de Québécois dans ce "débat". Des peines spécifiques étaient destinées aux autochtones et des restrictions juridiques étaient très strictes et sévères, jusqu'à très récemment.

Les documents consultables : microfilms et index des mariages paroissiaux, ainsi que les recensements, fédéraux et provinciaux, étaient pratiquement tous régis par le clergé, ou des politiciens acolytes ou compatisants du clergé. Ils n’auraient surement pas dérogé de leurs tâches en "cachant" volontairement des identités des membres des Premières Nations. Cela aurait été considéré comme une fraude, à même titre qu’aujourd’hui.

Les curés étant responsables des registres paroissiaux, ont généralement toujours fait mentions des membres des Nations des communautés autochtones, contrairement à une pensée fréquente, ici au Québec, qu'ils auraient "caché" les identités autochtones des individus. Ceci stipulerait un débat intégrant un complexe collectif identitaire pour beaucoup, allant à une spéculation de "conspiration cléricale" pour d’autres.

D’ailleurs, aujourd’hui, divers sites internet rendent des données inexactes et improvisées de liens Métis et/ou autochtones quant aux origines de plusieurs ancêtres communs de divers québécois. Un constat fut, quant à ces improvisations régulières en visitant les sites populaires de généalogies sur l'internet, impliquant un désir d’auto-identification issus d’un inconscient collectif et d’un questionnement identitaire. Également, divers groupes de "Métis improvisés" sont également en expansion, offrant à qui le souhaite, un membership volontaire, en signant une "attestation", s’identifiant comme des Métis.



Les études présentées ici, furent effectuées depuis 2006 à 2009, pour des Québécois en quêtes d’ancêtres autochtones, qui sont pratiquement tous nuls en résultats. La plupart des requérant n’avaient pas particulièrement de détails sur leurs dits ancêtres, qui restent, tel que mentionné, entièrement spéculatifs. Les seules "preuves", les plus régulièrement apportées ne sont habituellement que très spéculatives.

L’expression la plus habituelle, et simpliste qui se rencontre régulièrement chez les requérants va comme suit : " les ancêtres indiens sont du côté de ma grand-mère paternel…ou maternelle", sans plus de détails…  Donc, le pourcentage de véracité reste relatif au hasard dans la majorité des cas, rendant des résultats qui seront présentés dans la première partie de l’étude, Résultats d’Études 2006-2009.

Pour avoir un bref aperçu, sur les requêtes rencontrées, seulement 21.33 % des requérants furent issues de réels métissage. Et attention, lorsqu’on mentionne métissage, un autre élément entre en ligne de compte : depuis combien de générations ?...  Oui c’est sur cette épineuse notion temporelle que reposent biens des débats chez ces derniers en demande d’identification ethnique ou alors, en demande des bénéfices mythiques tels que, pouvoir chasser en toutes saisons, traverser les frontière Canado-Américaines avec une carte-métis, et autres.

Les recensements récents, de 2001 et 2006 de Statistiques Canada seront également observés ainsi que certaines ententes et juridictions liées aux applications des législations à ces effets.


par Éric Pouliot

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