23 mai 2014

Mythologie inuits

Un regard sur le monde à travers les yeux d'un innu

La majorité des légendes et des mythes amérindienne sont racontés de façon à  expliquer la nature des choses dans la création de l'univers, de l'humain ,des saisons , etc. . Ainsi ,mieux appréhender et comprendre  la cosmogonie , l'environnement de la nature ainsi qu'à ces valeurs les plus fondamentales de l'humain dans sa nature   . Souvent, ils sont raconté  de bouche à oreille depuis des millénaires, de communautés à communautés . 


J'aimerais commencer sur les inuits du Québec sur leur légendes et mythes.  Moi-même étant pas un néophyte, mais j'ai toujours aimé entendre  ces histoires raconter tout comme dans mon enfances avec mes parents


La mythologie inuite  connaît plusieurs similitudes avec certaines religions d'autres régions polaires. Des pratiques en matière religieuses traditionnelles des Inuits pourraient être très brièvement récapitulées comme une forme de chamanisme basée sur des principes animistes.


Cosmogonie 




La genèse du monde telle qu'elle est racontée chez les Inuits ne comporte pas de meurtre rituel du père, contrairement aux cosmogonies de nombreux autres peuples.  Il n'existe pas de chaos ou de vide initial d'où émerge le monde. Au commencement, il y a un Homme et une Femme, sans créateur divin et sans créature animale.
La Femme demanda à Kaïla, dieu du ciel, de peupler la terre. Il l'envoya creuser un trou dans la banquise pour y pêcher. La Femme sortit alors du trou, un à un, tous les animaux. Le caribou fut le dernier. Kaïla lui dit que le caribou était son cadeau, le plus beau qu'il puisse faire, car il nourrirait son peuple. Le caribou se multiplia et les fils purent le chasser, manger sa chair, se vêtir et confectionner des tentes avec sa peau.
Cependant, les fils de la Femme choisissaient toujours les caribous gros et gras. Un jour, il ne resta plus que les faibles et les malades dont les Inuits ne voulurent pas. La Femme se plaignit alors à Kaïla, qui la renvoya sur la banquise. Elle y pêcha l'esprit loup, envoyé par Amarok, pour qu'il mange les animaux faibles et malades. C'est pour cela que, selon la mythologie Inuite, « le caribou nourrit le loup, mais c’est le loup qui maintient le caribou en bonne santé ».


Dans le monde des esprits

Anirniit

Les Inuits croyaient que, à l'instar des humains, toute chose possède un esprit ou une âme (en inuktitut anirniq, « souffle », au pluriel anirniit), et que ces esprits perduraient après la mort — croyance commune à la plupart des cultures. Cette foi en l'omniprésence des esprits — base structurelle de la mythologie inuite — n'était cependant pas sans conséquence. Une expression inuite affirme en effet : « Le grand danger de notre existence réside dans le fait que notre régime alimentaire est entièrement constitué d'âmes. » Ainsi, pour celui qui croit que chaque chose a une âme équivalente à l'âme humaine, tuer un animal revient quasiment à tuer un homme. Et une fois l'anirniq du mort (animal ou humain) libéré, il est libre de se venger. Cet esprit ne peut alors être apaisé que par l'observance des coutûmes, en se détournant des tabous et en pratiquant les rituels adaptés.



Les anirniit étaient considérés comme des éléments de la sila — leur environnement céleste ou aérien, auquel ils étaient simplement empruntés. Bien qu'individuel et modelé par le corps vivant qu'il occupe, l' anirniq d'une personne fait en même temps partie d'un tout transcendant. Ceci permettait aux Inuits d'emprunter les pouvoirs ou les caractéristiques d'un anirniq en prenant son nom. De plus, les esprits d'une classe donnée — tels que mammifères aquatiques, ours polaires ou plantes — passaient pour être en quelque sorte un seul et même esprit, pouvant donc être invoqué à travers une sorte de gardien ou de maître en relation avec cette classe. Parfois, l'anirniq d'un humain ou d'un animal devenait une figure respectée ou influente, au travers d'un haut fait relaté dans un conte traditionnel. Dans d'autres cas, c'était un tuurngaq malfaisant, tel que décrit ci-dessous.

À l'avènement du christianisme chez les Inuits, anirniq a pris le sens chrétien du mot « âme », formant la racine d'autres vocables chrétiens : anirnisiaq signifiant « ange », et « Dieu » pouvant être traduit par anirnialuk — « le grand esprit ».


Les Adlet (or Erqigdlet) sont une race de créatures légendaires issues de la mythologie inuit du Groenland, et des côtes du Labrador et de la Baie d'Hudson. Cette tribu posséderait des jambes de chien et un corps humain. Les Adlet courent très rapidement et les rencontres avec les humains finissent généralement en bataille, ces derniers étant souvent victorieux



Source: Wikipedia