10 juin 2014

Éphéméride du 10 juin 1650 Fermeture de la Huronie



Cédant aux exigences de ceux que la famine, la peste et la furie des Iroquois avaient épargnés,  Paul Ragueneau, Jésuite, mène la petite bande des 400 survivants, derniers d'une nation de 10 000, à leur refuge final, à Québec, après un long et périlleux voyage.

Il ramène les restes de Jean de Brébeuf et Gabriel Lalemant, torturés par des Iroquois. Les Hurons s'intalleront à Lorette près de Québec.
Cette mission était située dans la baie Georgienne, sur l'île St-Joseph aujourd'hui Midland.

Un groupe d'environ 300 Wendats catholiques se réfugia près de la ville de Québec suivant la dispersion de leur peuple par les Iroquois. Leurs descendants y vivent dans la réserve indienne de Wendake, aussi appelé le « Village Huron », situé à Loretteville. Un autre groupe, les actuels Wyandots, s’enfuit vers l’ouest, où il trouva refuge dans les États actuels de l’Ohio et du Michigan.

Vers la fin du xviiie siècle, les Hurons de l’Ouest obtinrent une position d’importance symbolique en tant qu'« oncles » de la Confédération du Wabache qui combattait aux États-Unis dans les années 1790. Les descendants des Wendats de l'ouest sont divisés aujourd’hui en trois groupes : un certain nombre qui est resté dans le Michigan et l’Ontario (la Nation Wyandot d'Anderdon), un autre groupe conduit au Kansas et un troisième, le plus grand, dans l’Oklahoma.

Les 3 000 Hurons-Wendats vivant au Québec sont pour la plupart catholiques et francophones, bien qu’il y ait actuellement un mouvement en faveur de l’étude et de l’utilisation de la langue wendate.


Génocide ? 


«Midland parc historique. Cœur de l’ancien pays huron. De 1617 à 1647, les Jésuites y créent une douzaine de missions. De 1647 à 1650, les Cinq-Nations iroquoises procèdent au génocide de 30 000 Hurons». Ici, le mot-clé, bien sûr, c’est «génocide». Mot à la mode et chargé de la pire répulsion. Question turco-arménienne, germano-juive, cambodgienne, etc., le génocide est une action de destruction planifiée par les gens d’une collectivité pour en exterminer une autre en se basant sur des critères d’appartenance raciale ou ethnique. Inutile de dire qu’il n’y a rien d’un «génocide» dans les guerres qui opposent Hurons et Iroquois. Selon l’éminent spécialiste Bruce Trigger, la guerre qui opposait Hurons et Iroquois relève de la concurrence commerciale sur un territoire de ressources en fourrures en train de se vider par l’affluence des demandes des marchés français, hollandais et anglais. La démoralisation des Hurons, accélérée par l’insertion de missions jésuites, provient de l’éclatement de la confédération huronne, de la conversion au catholicisme d’une partie de la population contre une autre qui défendait la tradition ancestrale et de la diffusion involontaire d’épidémies et de famines au sein des tribus. Il faut cesser d’utiliser à tort et à travers le mot «génocide» sous peine de sombrer soi-même dans «la propagande haineuse».

Wikipedia

Un regard sur le monde à travers les yeux d'un autochtone