11 février 2015

Mention très bien à John Lane Deer, autochtone d’Amérique


Classé dans : Histoire — Obambé Mboundze GAKOSSO @ 9 h 25 min

Un petit coup de cœur ce matin.

J’ai lu ce court texte qui m’a frappé tant il me rappelle ce que je ne cesse ‘apprendre sur mes ancêtres, sur mon histoire.

Enfant, on nous mentait à ce sujet.
John Lane Deer
John Lane Deer
Adolescents, nous avons grandi dans ces mêmes mensonges.

Même après le lycée, ces mensonges ont continué et parfois même ont augmenté d’intensité.

Il arrive cependant dans la vie ‘un individu une période au cours de laquelle, s’il veut bien ouvrir ses yeux, le réveil peut sérieusement être envisagé. Il ne suffit pas comme certains le pensent d’avoir un prénom africain. Il ne suffit pas comme d’autres le croient de vivre au village, pour être éloigné de l’aliénation. Non, non et encore non.

Le travail de désaliénation est un travail qui dure toute une vie. A la mort de Mandela, il a été dit qu’une tuberculose contractée du temps où il était en prison, était une des conséquences de son décès. En 2013 !!! C’est comme ces poisons, ces venins, ces bactéries, ces virus qui nous ont été inoculés des siècles durant, depuis les contacts violents d’avec les envahisseurs eurasiatiques.

On ne le dira jamais assez : des millénaires durant, nos ancêtres n’ont jamais su ce qu’était une prison. Jamais et jamais. Ils savaient comment traiter les questions de droit. Pas besoin de barreaux.

Le parallèle avec cet Indien ne concerne évidemment pas ne se fait pas sur tous les plans car l’argent, les hommes politiques (et non pas politicien, d’où il faut se méfier des traductions), le terme « civilisés » etc., il y en avait et on sait combien c’est nécessaire à la bonne marche de notre société.

Le jour où un procès de l’Occident aura lieu, je crains qu’il ne faille abattre tous les arbres de la Terre, de Mars et de Jupiter aussi pour le commencer. Ne serait-ce que le commencer.

Lisons cet homme plein de sagesse et méditions !

Avant que nos frères blancs viennent nous civiliser, on n’avait aucune prison. Par conséquent, il n’y avait aucun délinquant. Nous n’avions pas de clés ni de serrures, donc il n’y avait pas de voleurs. Quand quelqu’un était trop pauvre pour s’offrir un cheval, une couverture ou une tente, il pouvait recevoir cela comme cadeau. Nous n’étions tellement pas civilisés que nous n’accordions pas une telle importance à la propriété privée.

Nous voulions posséder des choses pour donner aux autres, s’entraider. Nous n’avions pas d’argent, pour cette raison la valeur d’un Homme ne pouvait être déterminée selon sa richesse.

Nous n’avions aucune loi (écrite), aucun avocat (ou procureur), aucun politicien, Par conséquent nous n’étions pas capable de tricher ou d’escroquer autrui. Nous suivions vraiment une mauvaise voie avant que les hommes blancs viennent, et je ne saurai vraiment pas expliquer comment nous nous y prenions pour nous en sortir sans ces choses fondamentales (c’est ce que nos frères blancs nous ont dit) qui sont absolument nécessaires pour une société civilisée. »

John Lame Deer (Amérindien, né en 1903 dans une réserve Amérindienne aux USA et mort en 1976)

Obambe NGAKOSO, February 2015©